samedi 28 novembre 2009

petites notes ridicules

Désolé, mais tout à l'heure, c'est-à-dire au moment de l'écriture du précédent texte, j'ai omis une information de taille. Journalistiquement, un scoop : la candidature permanente de Ségolème Royal à la présidence de la République française.

Entre un brasseur d'air et une poupée teigneuse, les Français ont choisi en 2007. En quelque sorte, le choix du "moins pire". La voie d'un désert que la France traverse parce qu'il le faut bien. C'est l'affaire du temps. Celui qui passe. Choix oblige.

Voici donc une scène de cirque qui apparaît périodiquement sous les feux de la rampe : Ségolène Royal faisant glisser ses ballerines sur le fil de l'équilibriste. Charlie Chaplin aurait aimé. Il apprécierait surtout le final (à venir) : ce qui se passera quand, lassés de tenir la corde tendue, Martine Aubry et Laurent Fabius s'en iront convoler au grand jour, faisant choir la trop légère égocentrique.

Il est des personnages sonnant moins creux et dont l'ego, s'il a pris de bonnes claques, s'est remodelé (tous les personnages politiques ont, par postulat et vocation, un ego surdimensionné) à l'expérience des erreurs (errare humanum es), a mis à profit l'obligé mais, aussi, indispensable recul d'un semi-retrait de la scène pour atteindre le plan de la vision systémique, gagner le privilège d'une possible réflexion. Réfléchir avant d'agir... Plus prosaïquement et trivialement, s'agiter les neurones plutôt que de brasser le vent.

François Bayrou est l'un de ces personnages. Devenu bête de cirque à la suite de son altercation avec Daniel Cohn-Bendit (complice ou pas de Badinguet, dans le cas de figure ?). L'homme se refait, tire les leçons d'une colère et... Y cause bien dans l'poste ! L'ayant entendu un de ces avant-derniers matins sur les ondes de France-Inter, j'ai imaginé qu'il était susceptible de remonter en selle et de faire de nouveaux tours de piste, cette fois sous les applaudissements du public. Car François Bayrou réfléchit, parle quand il le peut (c'est-à-dire quand les médias réalisent qu'il existe) et présente alors une vision de l'état de la France et de son devenir qui devrait nous inspirer tout autant de réflexion. Mais, bon, y faut aller s'faire vacciner, y'a pas qu'ça à penser...

Et pendant ce temps, Badinguet lisse les moustaches qu'il n'a pas, guette les souris du PS désorientées par la famine, s'apprêtant pour le jeu exquis et cruel "du chat et de la souris" avant de dévorer méticuleusement ses victimes. Ronronnant enfin, seul en piste, miaulant, la tête dans les sunlights, un scrutin uninominal à un tour.

Mais le public est parti. Le cirque est vide. Il ne reste que la sciure de la scène pour être soulevée sous ses pas de plus en plus ralentis. Qu'importe ! Demain, le spectacle continue ! La vie continue !

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