samedi 28 novembre 2009

petites et mauvaises notes

J'accumule des notes, petits morceaux de papier stockés sur un bureau au fil des jours et, depuis que je m'en suis allé réaliser la version 2 de mon site http://www.montagne-haut-languedoc.com/, j'y reviens aujourd'hui. Je fouille, farfouille et tente de relire une écriture parfois malhabile. Je me gratte l'occiput. Ca fonctionne, ouf, tant mieux. Et je prends la mesure des faits vécus, des actes posés et, oh, surtout, de la vitesse du vent.

Voui voui voui, ça a brassé fort ces dernières semaines. La France, pays venteux par vocation naturelle ? Pensez donc ! Pas plus que la Belgique. Et si ce dernier pays fournit en catimini le premier président de l'Union Européenne, il n'en peut mais d'étonnement. Brise légère, brise de couloirs favorable, oh combien, aux grands tempétueux auxquels elle laisse un champ totalement libre. Petits et grands malins, vous l'aurez deviné, l'origine de nos tornades permanentes résulte d'un phénomène purement physico-mécanique : l'installation d'un derviche-tourneur à l'Elysée.

Je prends en vrac :

- Grippe (avez-vous lu l'un des textes publiés ici en juin dernier ?). Le pouvoir ne lâche pas du tout le morceau à quelques mois des élections régionales. Grâce à une manip organisée, nous sommes parvenus à la porte d'une quasi-panique populaire. Les manipulateurs officiels ont bien réussi leur coup en faisant ressurgir les vieilles peurs ancestrales (peste, choléra...) dans les esprits de malheureux devenus incapables de discerner une lueur naissante d'un feu mourant.
Leur succès les dépasse mais, tout compte fait, nourrit bien la peur. Et Badinguet, et les industriels de la "santé" se frottent les mains (attention, se les laver au moins toutes les deux heures !).

- Indentité nationale. Alors là, chapeau ! Quand c'est la merde (le mot convient tout à fait) au plan de l'emploi et du déchirement du tissu industriel français, hop là, on saute dans une fosse idéologique bien grasse et on te balance un étronc bien pourri sur la place, au milieu des foules en attente de vaccination. C'est la totale ! Sans plus de flair, les médias bondissent sur l'objet déliquescent et le happent. Toutes les oreilles sont rebattues. Un autre Jean-Marie fait la gueule (le mot convient encore) parce que Badinguet-le-dévoreur, élections venant, ratisse à nouveau sur son champ rétréci. Très propre, le petit homme se frotte à nouveau les mains. Il ne craint pas la contagion : le virus, c'est lui. Et, de "une" de journal en "une" de magazine, tout un monde complice ou, pour le moins, complaisant, poursuit l'éreintement de l'électeur.

- Voyages. Dommage que Badinguet ne se soit pas rendu à Dubaï pendant le Congrès des Maires de France. Il aurait pu contribuer à sauver l'émirat de sa grotesque faillite en achetant quelques villas à 2 millions d'euros pièce. Non, il s'est rendu en Arabie Saoudite, a envoyé François Fillon, devenu bien servile, au charbon et s'est accordé de recevoir un échantillon personnel et "représentatif" de 700 élus locaux. Tête au vent, un vent quelque peu frondeur celui-là, le Sarthois a tenu. Il est bon marin. Avez-vous entendu parler, ensuite, de la rencontre Badinguet-maires sélectionnés ? Ah, c'est vrai, j'oubliais... L'identité nationale ! Nos grands et intransigeants médias avaient d'autres chats à fouetter, d'autres choses à remuer. Bravo l'artiste !

- Grand emprunt. En voilà deux, Alain Juppé et Michel Rocard, qui s'en gargarisent encore à longueur de pages et d'antennes. Comme il s'agit d'oeuvrer pour des jours meilleurs (recherche, innovation), quelques têtes affleurant le marécage populaire aspirent une bonne goulée d'air, histoire de flotter encore, soutenus par la bouée "espoir", au-dessus des masses. La présentation, par Michel Rocard notamment, de la destination de l'emprunt a, il est vrai, de quoi séduire. Mais pourquoi se tourner uniquement vers les marchés dont on sait qu'ils n'ont retenu aucune leçon de la dernière et pas lointaine "crise" ? Quantité négligeable, le citoyen français ? De plus en plus, à vrai dire. Tais-toi et vote (pour moi).

- Réforme territoriale. Là, crions haut et fort : DANGER ! Ce qui est envisagé est ni plus ni moins que la transformation du Pays en champ clos. Un scrutin uninominal à un tour conduirait inexorablement à transformer la sphère politico-politicienne en un monde bi-polaire : droite-gauche. Vous voyez la chose ? Deux grands ensembles se refilant la France à tour de rôle (ou presque), sans alternative pour une ou d'autres voies intermédiaires. Un nouveau processus dictatorial, en quelque sorte. Ne nous laissons pas faire ! Etant ce qu'elle est, la France n'a pas destination à devenir le pays de deux seuls blocs. Imaginons le pouvoir des riches demeurant. Imaginons le pouvoir d'une idéologie surannée intervenant... En finale, imaginons les Français se tapant dessus ou s'enfuyant.

- Albert Camus au Panthéon. Il n'y a pas grand'chose à écrire sur le sujet. Sinon que Camus a choisi de reposer à Lourmarin et qu'il convendrait que la descence prenne le pas sur l'effet d'annonce au moins une fois depuis 2007. Qu'on fiche la paix à Albert Camus et qu'on aille jouer à la baballe à Disneyland ! Ah, si, une question tout de même : Que sont nos intellectuels devenus ? (elle est pas belle, la phrase?).

- Thierry Henry (ou Henri, vous comprendrez que je ne suis pa footeux...). Quand Badinguet préfère aller au stade plutôt que d'être au Congrès des Maires de France, il est normal qu'il soit salué pour cet excès de courage. D'où la main d'Henry (ou Henri) que, malencontreusement, un ballon a rencontré alors qu'il saluait l'autre privilégié assis dans une tribune.

Bon, je crois avoir révisé toutes mes notes. Si vous trouvez un papier sous une table, ramassez-le. Il s'est peut-être échappé de mon bureau.

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