mercredi 8 septembre 2010

quelle sera la réponse ?

Badinguet-la Bagarre aura-t-il reçu "5 sur 5" le message envoyé par plus de deux millions de Français défilant le 7 septembre ?

Faudra-t-il encore longtemps tanguer aux rythmes de l'épuisant, ridicule et indigne simulacre "perdant-gagnant" auquel se livrent en permanence des individus et des structures antédiluviens, c'est-à-dire les hommes et les partis politiques de France, afin que rien ne progresse d'essentiel pour l'état de la société mais que leurs fauteuils ne perdent pas une jambe ?

Faudra-t-il toujours - et malgré le cri lancé par le peuple français, le 7 septembre - que l'affrontement l'emporte sur l'entendement et que l'orgueil, l'aveuglement et l'intérêt particulier demeurent des moteurs de gouvernance ?

Pourquoi ne faudrait-il pas que l'on puisse enfin substituer les mots sérénité - équité - sincérité et honnêteté aux mots cynisme - duplicité - mépris et profit ?

Un rêve aura-t-il bercé les esprits, le 7 septembre ? Si oui, quel rêve et pour quels esprits ? Nous n'allons pas tarder à le savoir...

lundi 6 septembre 2010

respirer la liberté

Tout en souhaitant vivement -et qu'enfin- nous puissions faire confiance à UN JUGE D'INSTRUCTION INDEPENDANT, à la suite de l'intervention de Corinne Lepage auprès du procureur général de la Cour de Cassation, la semaine dernière, à propos de ce qu'il est convenu d'appeler "l'affaire Woerth-Bettencourt", réelle affaire d'Etat, je fais actuellement l'effort de prendre quelque distance d'avec le marasme sociétal, pour aller respirer loin de la pestilence élyséenne et tenter de contempler d'autres horizons que celui d'un seul paysage pollué par les mensonges et la duperie d'un trop actif complice de riches oppresseurs.

Que le peuple s'exprime massivement le 7 septembre ! Que nos rues soient noires d'une foule exaspérée aux yeux désillés, à l'active exigence de justice et à la claire volonté de rétablir la démocratie en France ! Que le rejet de la dictature élyséenne soit net, impressionnant... Car défiler sur le thème de la réforme des retraites c'est également manifester, entamer un combat pour reconquérir LA LIBERTE, L'EGALITE, LA FRATERNITE dans notre Pays.

Et puisés dans le remarquable ouvrage de Dilgo Khyentsé Rinpoché, "Le trésor du coeur des êtres éveillés" ( collection Sagesses, le Point-Seuil), permettez-moi de vous livrer quelques extraits à-propos :

"... On chercherait en vain dans tout l'univers une quelconque entité qui existerait indépendamment de tout et qui serait permanente. Aucun roi n'a pu conserver son royaume à jamais, aucune naissance n'a eu d'autre issue que la mort. Il n'est de foule qui ne se soit ensuite dispersée. Tout, en ce monde, ressemble à une pièce de théâtre dans laquelle les acteurs mettent en scène la guerre, la passion, la mort... Tout est comme un rêve, tour à tour agréable et terrifiant.

" Mais en ces temps de déclin, l'illusion a atteint son apogée. Nous avons depuis longtemps oublié la pureté de l'âge d'or. Les gens font peu de cas de leur vie future (...) et ne se préoccupent que de leur satisfaction immédiate. Inconstants et peu fiables, ils enterrent la pratique spirituelle sous un monceau d'actes nuisibles. L'univers et les êtres changent d'instant en instant, comme des épis de blé que le vent fait courber dans toutes les directions. Ce qui est vrai le matin s'avère faux le soir venu. Mais le cours naturel des saisons peut être bouleversé par des pluies précoces, par la chaleur ou le froid. Il est donc inutile de se réjouir exagérément des circonstances heureuses, puisqu'elles peuvent à tout moment tourner en leur contraire, et d'être déprimé quand le malheur nous frappe, car il est insignifiant en regard des souffrances des autres.

"(...) De nos jours, cependant, une telle compréhension est rare. La confusion s'ajoute à la confusion et se propage, comme les grimaces dans un groupe de singes s'imitant les uns les autres. C'en est arrivé à un point tel qu'il est difficile de sortir de ce labyrinthe. Nous avons perdu de vue la vraie nature des choses et, de ce fait, gaspillons notre vie tout entière sans nous en rendre compte. (...) Nous devrions (...) reconnaître les valeurs habituelles pour ce qu'elles sont..."

Lisez, relisez, imprégnez-vous des écrits de Dilgo Khyentsé Rinpoché et regardez le monde. Vous laisserez sans doute ensuite les petits, quels que soient leurs vêtements, d'or ou de haillons, à leur petitesse. Les montagnes ne se sont pas élevées pour eux.

mardi 17 août 2010

la muse s'amuse

Madame tourne
Monsieur détourne
Madame fait du cinéma
Monsieur sonne le branle-bas

Madame tourne
Monsieur ristourne
Madame fait du cinéma
Monsieur remplit les bas

Madame tourne
Monsieur contourne
Madame fait du cinéma
Monsieur fait SON cinéma

taïau... taïau...

L'homme honnête :
"Nous voulons un juge !"
La foule :
"Nous voulons un juge !"

L'homme honnête :
"Un juge d'instruction !"
La foule :
"Un juge d'instruction !"

L'homme honnête :
"Nous voulons un juge d'instruction indépendant !"
La foule :
"Nous voulons un juge d'instruction indépendant !"

"Ferm'ta gueule !" répondit l'écho.

samedi 14 août 2010

le front des incendies

Déchirement : les instituts de sondage publient des chiffres contradictoires quant à l'impact des gesticulations de Badinguet-l'Agité à propos de la sécurité intérieure... D'accord ? Pas d'accord ?

Quelle importance pour notre zélé et -hélas- président de la République Française ! S'agissant de récupérer les voix d'extrême droite, un temps cédées puis reprises par le Front National, il fait feu de tous bois, assis sur un fagot de principes moraux, pour incendier le Pays.

Les esprits fragiles suffoquent, asphyxiés par les fumées toxiques dégagées par des incendies consciencieusement attisés par le très fidèle Hortefeu (il n'a jamais si bien porté son nom, celui-là...) porteur d'une oreillette à haute résistance aux flammes. Pauvre Grenoble, portée aux gémonies !

Et quand ces mêmes fragiles esprits seront sur le point de succomber, l'ambulance badinguette arrivera très opportunément pour les "sauver". Ah ! Miracle !... Devenu sauveteur, l'incendiaire compte bien, alors, être louangé. Donc réélu, l'enfumage ayant de ces vertus...

Puissent venir les pluies ! Eteindre les flammes, régénérer les sols, faire reverdir les prairies et renaître arbres et fleurs... Saines images vivifiantes d'une joie à retrouver, d'une morale à reconstruire. A redécouvrir pour les plus psychologiquement démunis d'entre nous dont les bulletins de vote pourraient sentir le roussi en 2012.

Car pouvons-nous compter, aujourd'hui, le nombre des allumettes serrées dans les mains de l'incendiaire, prêtes pour lancer d'autres feux ?

Aux limites de la forêt Woerth-Bettencourt, n'auriez-vous pas aperçu la silhouette d'un JUGE D'INSTRUCTION INDEPENDANT venant combattre les flammes ?

samedi 7 août 2010

une politique de guerre civile ?

Après que le sénateur Robert Badinter (auquel nous devons l'abolition de la peine de mort dans notre République) ait dit que l'actuel président de la République Française agissait "contrairement aux droits fondamentaux des citoyens" et sans "respect de la dignité humaine" (à propos de la garde à vue), de façon "contraire à l'esprit républicain" et "en contradiction totale avec l'article 1er de la Constitution de la République Française", et, ce faisant, qu'il commettait "une faute politique" (à propos du projet de déchéance de la nationalité française pour tout Français d'origine étrangère coupable d'atteinte à la vie d'un policier ou d'un gendarme), il se trouve des citoyens pour plebisciter ce comportement et, selon, de derniers sondages publics, redonner ainsi leur confiance à Badinguet-le Protecteur des Nantis.

Dans une récente interview accordée à l'hebdomadaire Marianne, le sénateur Michel Rocard n'hésite pas à déclarer qu'actuellement "Nicolas Sarkozy mène une politique de guerre civile..."

De forts propos qui, pour qui connait la personnalité et le parcours de Michel Rocard, ne sont pas délivrés à la légère.

Alors ? La trouille de l'autre, la recherche à tout prix du bouc émissaire, embrument encore suffisamment d'esprits dans la France de 2010 pour que celles et ceux que le contenu de leur porte-monnaie préoccupe avant tout fassent fi du nécessaire redressement de l'économie, de la baisse du chômage, de la protection de l'environnement, d'une réformé équitable des régimes de retraite et, surtout, de la préservation de l'Etat de droit dans notre Pays.

C'est bien pourquoi le taux d'intérêt du livret A de l'épargne a été relevé de 1,45% à 1,75%. Les épargnants remercient ainsi Badinguet-l'Opportuniste. Des épargnants dont la moyenne d'âge se situe au-delà de 75 ans mais... qui votent en se voilant la face, indifférents à la marche d'un monde dont ils s'excluent par fatigue et égoïste confort.

Qu'en pense donc la jeunesse française ? Comprendra-t-elle enfin, le moment venu, que voter est plus qu'un devoir pour elle. La nécessité vitale de participer à la reconstruction d'une France dont elle devrait être le principal acteur, s'agissant notamment de son présent et des lendemains de ses propres enfants...

Au fait, vous n'avez toujours pas vu passer UN JUGE D'INSTRUCTION INDEPENDANT ?

mercredi 4 août 2010

l'art de présider



République Française : Constitution du 4 octobre 1958
Article 1 : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.
Article 2 : La langue de la République est le français.
L'hymne national est la Marseillaise.
La devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité".
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Article 3 : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.
Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.
Article 4 : Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.
Ils contribuent à la mise en oeuvre du principe énoncé au second alinéa de l'article 1er dans les conditions déterminées par la loi.
La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation.
Article 5 : Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat.
Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.
Et ainsi de suite...
Au su des événements de la semaine passée et des prises de décisions présidentielles qui y ont rapidement fait suite, bafouant, pour certaines d'entre elles, la Constition de la République Française, Badinguet-le Belliqueux est-il encore digne d'exercer la plus haut fonction de l'Etat ?
La question est désormais posée.
Mais attention ! Il s'accroche. Et, de faute politique en faute politique, l'animateur du Fouquet's évolue, notamment pas esprit de caste (toujours cette protection des riches !), vers un réel comportement à caractère dictatorial.
Il y a enfumage. Mais cette fumée ne peut nous empêcher d'entendre un cliquetis répressif, autoritaire et, trois fois hélas, borné. Dangereux pour la République.
Au fait, vous n'auriez pas vu passer Messieurs Woerth et Courroye, par hasard ?
NOUS RECHERCHONS TOUJOURS UN JUGE D'INSTRUCTION INDEPENDANT !

vendredi 30 juillet 2010

les liens du gang


L'information n'en est plus une puisqu'elle date de deux ans et demi. Alors, pourquoi la publier et la commenter ? Tout simplement parce qu'à l'époque (mars 2008), elle est bizarrement passée inaperçue... Or, elle est à connaître et à classer dans le très copieux dossier concernant le rapport de Badinguet- le Vertueux avec l'argent. Il s'agit de l'intégration d'Olivier Sarkozy, demi-frère de notre empereur, dans le groupe financier Carlyle.
EXTRAITS DE PRESSE
VSD du 11 mars 2008 sous la signature d'Antoine Dreyfus
"Olivier Sarkozy, le demi-frère de Nicolas (ils ont le même père, Pal Sarkozy), a été embauché par le sulfureux fonds d'investissement Carlyle, en tant que co-directeur des services financiers du groupe. Olivier Sarkozy travaille déjà dans la finance à New-York. Pour le co-fondateur de la compagnie, cité par Reuters, Olivier Sarkozy "a un réseau et une carrière incroyables qui aideront Carlyle à capitaliser sur le bouleversement dans le secteur des services financiers et d'étendre notre présence sur cette partie importante et croissante de l'économie mondiale".
"Dans les milieux de l'intelligence économique, la nouvelle a fait l'effet d'une petite bombe, connaissant la nature et l'histoire du fonds d'investissement, réputé pour être l'un des bras armés de la politique intrusive des Etats-Unis dans l'économie européenne. Pour mémoire, Carlyle a eu pour administrateurs John Major (ancien premier ministre britannique), James Baker (ancien secrétaire d'état américain), George Bush père (ancien directeur de la CIA et ex-président des Etats-Unis), Franck Carlucci (ancien directeur de la CIA et secrétaire à la défense américain), Karl Otto Pöhl (ancien directeur de la Bundes Bank), la famille Ben Laden et plusieurs autres chefs d'états et de gouvernements."
Parti de Gauche Midi-Pyrénées du 16 avril 2008
"Le Carlyle Group, qui gère la fortune des familles Bush et Ben Laden, a décidé de créer un service financier particulier destiné à placer les excédents de pétro-dollars de fonds souverains, principalement ceux du Koweit et de Singapour. Pour diriger ce service, le directeur honoraire de Carlyle, Franck Carlucci, a conseillé le recrutement du 5ème noueur de deals le plus important de Wall-Street : Olivier Sarkozy...
"... Olivier Sarkozy avait organisé la rencontre entre le président Bush et son demi-frère alors que celui-ci n'était encore que ministre de l'Intérieur.
"Christine de Nagay, mère d'Olivier, s'est remariée en secondes noces. Dans les années 50, son beau-père avait engagé Franck Carlucci au département des opérations de la CIA."
Pour s'informer sur le groupe Carlyle : > www.nouvelordremondial.cc/carlyle-group/
A méditer...

jeudi 29 juillet 2010

la dernière ?... avant la prochaine


- Vous connaissez la dernière nouvelle ?
- Quelle dernière nouvelle ? La chasse aux gens du voyage ? L'envoi de dix inspecteurs pour effectuer des contrôles fiscaux musclés chez les Roms alors que les facilités fiscales accordées par le biais de divers montages financiers "légaux" à Liliane Bettencourt placent celle-ci, en qualité de contribuable, au même niveau qu'un cadre moyen ?
- Non !
- Serait-ce alors la nomination d'un haut gradé de la police comme nouveau préfet de l'Isère ?
- Non !
- Le truquage permanent des chiffres du chômage, quand l'UMP cocorise sur une baisse de 0,3% du nombre des demandeurs d'emplois au mois de juin, alors que la réalité se situe à + 0,4 % avec une augmentation très sensible des personnes sans travail non inscrites à Pôle Emploi, une augmentation du nombre des seniors sans emploi et des chômeurs de longue durée ?
- Non !
- Ah ! Ne serait-ce pas, alors, une autre augmentation à venir, celle du nombre de colis-repas distribués aux nécessiteux en région parisienne, pour le mois d'août ? On en prévoit 550 000 et il manque 130 000 euros pour financer l'opération, les organisateurs faisant d'ailleurs appel à la générosité publique pour se procurer cette somme (à peine le prix d'une bague de Noël...) et lancent une souscription sur http://www.aout-secours-alimentaire.org/ ...
- Non !
- Bon, ça va... Langue au chat , na !
- Eh bien, c'est une demande de notre très distingué et attentif président de la République, une demande de Badinguet- le Vertueux, concernant son nouvel avion tout neuf. Il veut qu'on y installe une baignoire sabot ! Et, comme dit, sur le sujet et sans rire, le porte-parole du gouvernement : "...il a besoin d'un équipement qui soit à la hauteur de la cinquième puissance mondiale..."
- Gulp !!!...

lundi 26 juillet 2010

enthousiasme dans les godasses


Bien qu'une information-désinformation sur le budget moyen des vacanciers français - en moyenne, 1 300 euros par famille dit-on - soit véhiculée depuis le mois de juin par les médias, nous constatons, chez nous, sur le terrain même des vacances, qu'il n'en est rien !
Déjà parvenus au mitan de ces vacances 2010, force nous est de remarquer que les portefeuilles sont fabriqués, cette année, en peau de hérisson (les piquants à l'intérieur). Sans doute fournis par la maison Bercy... Avec, en bonus, des masques non plus de beauté mais de morosité...
Rares sont les sourires et les rires, rares sont les participations aux activités sollicitant tant soit peu le hérisson. Pour la plupart, nos vacanciers se trainent, épaules voûtées comme prêtes à déjà supporter le poids financier de la prochaine rentrée. Peu de détente ou, alors, la fréquentation d'activités quelles qu'elles soient pourvu qu'elles soient... gratuites.
Du jamais vu !
L'image ainsi renvoyée par les vacanciers de la France d'en bas est une image douloureuse. Car il y a souffrance et, par prolongement, repli sur soi. L'avenir ne parait plus ouvert à une majorité de personnes qui n'en peuvent mais, à force de subir, d'être manipulées. Désorientées et désabusées.
Laminé à force de fautes, de tricheries et d'abus de toutes sortes, le Pays de France se recroqueville quand il lui faudrait se redresser, quand il lui faudrait hausser le regard pour se tonifier, se préparer aux prochains combats qui seront de survie pour les familles non riches, qui seront de restauration pour une République délabrée.
Ainsi vont les humeurs et les états d'esprits. Ainsi des chiffres se révèlent, qui n'arrangent rien : David Cameron, Premier Ministre britannique, confirme l'austérité annonçée en Grande-Bretagne : réduction de 5% des appointements de tous les membres de son Gouvernement avec gel sur cinq ans (Badinguet-le Vertueux s'est personnellement augmenté de 174% sans rien céder ensuite), plus de véhicules de fonction pour le même Gouvernement (le contribuable français "offre" un nouvel avion à Badinguet-le Vertueux). Etc, etc...
La rigueur dont on déparle et parle tant sera bien pour les petits Français d'en bas. A moins, qu'à force de caresser le hérisson, ils ne trouvent suffisamment de quoi s'offrir une jolie bague pour Noël. Un bijou valant entre 100 000 et 500 000 euros, simple fantaisie d'un moment...
Un peu d'espoir, pour chasser, enfin, la morosité ambiante...

vendredi 23 juillet 2010

avis de recherche

Avis à diffuser sur les plages de l'été, entre vendeurs de chichis et loueurs de parasols :

On recherche un juge d'instruction INDEPENDANT

eole, si tu savais (5) : jouer sur et avec les mots

Voici plusieurs jours, une feuille éditée par le Journal du Parc naturel régional du Haut Languedoc et intitulée "numéro spécial énergies" vient d'être diffusée par le Parc naturel régional (PNRHL), sous la signature de son président Daniel Vialelle. Contenu : la présentation des sources et orientations des productions énergétiques du Parc. Objectif avoué : informer sur la diversité de ces sources et productions. Objectif politique (inavoué) : noyer le poisson à propos de la situation éolienne.

Pour suivre le feuilleton, on se référera à nos précédentes publications (eole, si tu savais 1 - 2 - 3 et 4) et à leurs annexes .pdf.

Premier extrait de l'éditorial du président du PNRHL :
"... L'orientation majeure de ce Plan climat territorial est celle de la sobriété et de l'efficacité énergétiques.
" En second lieu, ce Plan climat territorial fait le choix des énergies renouvelables plutôt que celui des énergies fossiles..."

Commentaire (très ironique) :
C'est vrai que, quand il n'y a pas de pétrole en Haut Languedoc, on y a bougrement des idées (air connu)...

Deuxième extrait de l'éditorial du président du PNRHL :
"...Depuis quelques années, l'implantation d'éoliennes suscite questions et débats partout en France, et tout particulièrement dans des territoires comme ceux des Parcs naturels régionaux, chargés d'assurer la préservation des paysages et de la biodiversité tout en favorisant le développement économique.
"En la matière, le Parc naturel régional n'est nullement promoteur. Il est au contraire un régulateur. Sans l'action du Parc, le nombre d'éoliennes en place ou en projet serait beaucoup plus important."

Commentaire (blasé) :
C'est bien le problème d'une véritable et correcte régulation qui est posé, souligné par le nombre de passe-droits, tricheries, anomalies, détournements, etc... constatés. Un problème généré à d'autres niveaux de régulations (et d'autorisations) que celui du Parc et qui a été rendu public depuis la réunion de Murat-sur-Vèbre.
On appréciera à sa juste valeur l'affirmation selon laquelle le Parc prônerait une véritable limitation des implantations éoliennes.

Procurez-vous ce numéro spécial énergies du Journal du Parc ! Il est instructif et édifiant. C'est un excellent support de communication qu'il convient d'archiver car utile tôt ou tard pour l'opposer à d'éventuelles réalités à venir. En page 4 , tout est là qui affirme et détaille une position politique à bien analyser dont, en une phrase, le président du PNRHL nous livre une synthèse : "...Compte-tenu du nombre déjà très important d'installations en fonctionnement ou en projet, le territoire du Parc naturel régional du Haut Languedoc n'a pas vocation à connaître un nouvel essor de ces installations..."

En résumé, trois cents (300) éoliennes sur le seul PNRHL, il paraît que ce n'est pas beaucoup ! Heureusement que, pour Daniel Vialelle, la priorité de production énergétique se situe dans la biomasse (bois-énergie, méthanisation agricole et agroalimentaire)...

Finalement, on l'échappe belle, non ? Circulez, circulez...

mardi 13 juillet 2010

le mensonge : "j'essaie d'être juste"


D'une petite voix d'enfant de choeur Badinguet-la Victime l'a susurré devant la caméra : "J'essaie d'être juste..." On en aurait pleuré de compassion si l'on ne connaissait désormais le personnage.
Rien n'a surpris ni sorti d'une heure de télévision : reprise de la confortable théorie du complot, affirmation de décisions déjà révélées à propos de la réforme des retraites, etc... Un monologue non contrarié par un vis-à-vis, figurant employé d'un service public au président nommé par l'Elysée...
Il eut mieux valu entendre cet extrait du festival "off" d'Avignon : " Avançons l'âge légal d'acquisition d'une Rollex ! " En une petite phrase, tout est dit. Et bien souligné : l'indifférence de Badinguet-le Serviteur des Riches pour le peuple français, son autisme face au chômage et aux difficultés des classes laborieuses et moyennes, la protection permanente des classes très aisées auxquelles il doit son élection, la main-mise sur une certaine "Justice" et, fort de cela, une arrogance toujours entretenue et soulignée : "...les manifestations ne changeront rien..."
Quant au résultat du rapport de l'inspection des finances à propos de l'affaire Woerth-Bettencourt, désormais brandi comme un étendard ou revêtu comme une armure, pare-choc des pare-chocs, rions-en à défaut d'en pleurer. A quand une enquête menée par un juge indépendant (l'un de ces juges d'instruction dont on cherche à supprimer l'existence) ? A quand une commission d'enquête parlementaire ? A la Saint-Jamais... Circulez, y'a rien à voir !
Y'a d'ailleurs jamais plus rien à voir. Ni à entendre. Il ne reste qu'à attendre l'année 2012 pour nous débarrasser, par un vote massif, d'un petit serviteur de riches et rétablir, enfin et avec courage, la démocratie. Reconstruire en nous retroussant les manches, dans une atmosphère assainie.

mardi 6 juillet 2010

bientôt les vacances ?


Un billet de faveur : "l'affaire Woerth-Bettencourt".

vendredi 2 juillet 2010

qui rira demain ?

Extrait d'un texte signé Charles de Gaulle : "...L'honneur, le bon sens et l'intérêt supérieur de la Patrie..."

Citation de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord : " Un mécontent, c'est un pauvre qui réfléchit."

L'autre jour, sur "ma" radio (France-Inter dont j'attends la nouvelle grille de rentrée pour me décider à lui demeurer fidèle ou à m'en enfuir), j'ai écouté Dominique de Villepin. Interrogé, comme il se doit en ces temps chahutés et chaloupés, sur les révélations à répétition faites à propos d'Eric Woerth et de la famille Bettancourt, le créateur du nouveau mouvement "République Solidaire" s'est exprimé en évoquant trois grands principes républicains, avec de réels accents gaulliens :

1 - Le trésorier d'un parti politique ne peut être ministre. Solliciter des bailleurs de fonds est incompatible avec une mission d'Etat.

2 - L'égalité de tous les citoyens devant l'impôt est un principe duquel il ne faut pas déroger.

3 - La Justice doit être et demeurer indépendante.

Selon l'ancien Premier Ministre, l'Etat se doit d'être irréprochable et porteur d'exemplarité.

Eh bien, les amis, si vous avez écouté et lu tout ce qui s'est dit et écrit ces jours-çi sur les scandales provoqués par le pouvoir politique en place, je ne serais pas étonné de vous voir faire la queue devant une pharmacie !

Il suffit de se rappeler que Badinguet-l'Econome a entamé son quinquenat en faisant établir le délicieux "bouclier fiscal" et en faisant augmenter de 170 % sa solde de Président de la République. Depuis, les "mises à profit" des finances publiques ont été légion et aucun - je dis bien aucun - profiteur n'a été exclu du gouvernement ou d'un poste quelconque. Connivence totale.

Maintenant, poudre aux yeux : si les membres du gouvernement sont appelés à voyager par le train plutôt qu'en avion, Badinguet-le Planeur se fait offrir par nous tous un nouvel aéroplane à 180 millions d'euros... Et les potes sont toujours là, poches grandes ouvertes, comme le démontre, cette fois, la révélation d'un projet de la construction de deux tours géantes à la Défense (lire Télérama n° 3155, page 98). Longue, longue est ainsi la liste des erreurs, des preuves d'amateurisme, des pillages... Des preuves d'une incapacité notoire pour un nain politique à occuper la plus haute fonction de l'Etat.

Seulement voilà - et c'est pourquoi je n'entre pas dans le détail bien encombrant parce que très dense de cette liste, à faire gerber à force d'être trop gavante -, la justice sociale sera-t-elle pour autant rétablie par les prochains gouvernants ? Nous avons connu - et vécu - d'autres excès à caractère de scandale. Plus discrets, certes, mais bien réels. Et en tous temps, sauf en celui de Charles de Gaulle.

Le populaire clame que "s'ils veulent tous la place, de gauche comme de droite, s'ils se battent tant pour l'occuper, c'est bien parce que cette place constitue un véritable jackpot personnel". Plus rien, maintenant et hélas, ne contredit cette réflexion de Café du Commerce. En France, le personnel politique s'est tellement disqualifié à force de clientélisme, de passe-droit et autres comportements maffieux qu'il génére un rejet aux conséquences dangereuses.

Une forte croissance du taux d'absentéisme aux élections est une conséquence hautement prévisible. Portés par un très faible pourcentage de votants, des candidats peuvent être amenés à occuper d'importantes fonctions. Leur légitimité tiendra à trois fois rien et la France sera à nouveau perdante. Intérieurement et extérieurement... Encore plus grave : Badinguet-le bonnet d'âne et ses sbires peuvent tout simplement préparer le lit d'un extrêmisme.

Qui sauvera la France des périls à venir, générés par une bande de profiteurs ? Le mythe du Grand Homme peut-il se concrétiser ? Voici une question dont la réponse n'est sans doute pas prête d'émerger tant l'ambiance générale tire toutes choses vers le bas.

Non, je n'ai pas toujours envie de rigoler.